jeudi 18 mars 2010

Si je pêche, ce n’est pas péché. Chassez vos préjugés!

À l’âge de 5 ans, mon père m’a diagnostiqué le syndrome “je veux tout”. La maladie étant à un stade trop avancé, donc inopérable, mon entourage n’eut d’autre choix que de m’offrir un environnement adéquat pour gérer mes nombreuses crises. À l’âge de 6 ans, j’ai exigé de ma mère qu’elle m’amène pêcher. À cet instant, elle m’a souri avec douceur et d’un air étrangement content. « Certainement mon cœur » : m'a dit ma maman, pour qui la pêche représente un fruit à chair juteuse et à la pelure velue. Malgré son absence de connaissance en la matière, ma génitrice savait fort bien qu’une canne à pêche se révélait être une nécessité absolue pour pratiquer ce loisir. D’ailleurs, sa pensée appréhendait la complexité d’un tel instrument. Et bien, croyez-le ou non, mais pour satisfaire le désir de sa fille, c’est-à-dire, moi, elle a réellement fabriqué, « patenté » oserais-je dire, de ses propres mains, une canne à pêche. Et avec quoi pensez-vous? Avec du fil de corde à linges, une branche tombée d'un d'arbre et un clou recourbé pour l’hameçon. C’est ainsi qu’elle a entraîné mes deux cousines, ma sœur et moi, à la rivière près de chez nous, la rivière l’Assomption, et qu’elle nous a initiées à la pêche. J’ai pêché que dalle! Il va de soi que partir à la conquête de poissons dans un endroit où la présence d’espèces aquatiques est quasi inexistante, représente une difficulté majeure, mais à l’époque, ma candeur et ma fougue me donnaient espoir. Néanmoins, la conclusion de tout ça est très simple. Nous, la gang de filles, vierges de la pêche, avons passé un moment de plaisir, de détente et de ressourcement.


« Mais où veux-tu en venir? », vous me direz. Aujourd’hui, mon objectif : vous démontrer que la chasse et la pêche ne sont pas seulement une affaire de gars. Hier, arrivée à la tabagie pour me procurer un magazine, je suis tombée sur « sentier chasse pêche », que j’ai acheté, 5.25$ plus taxes. Je tiens à préciser que l’achat de cette revue n’est pas fréquent, mais une fois de temps en temps, j’apprécie libérer mes pulsions masculines. Je me suis donc mise à feuilleter cette publication. Mes yeux se sont arrêtés à la page 77, qui avait pour titre « Fauniquement femme…de bois ». C’était un article qui avait pour toile de fond un programme réservé à la gente féminine, qui promettait une fin de semaine dans l’univers de la chasse, de la pêche et du plein-air. Vraiment, wow! Active depuis plus de 10 ans, cette initiative comprend le transport en train, le maniement sécuritaire des armes à feu, le tir à l’arc, la manipulation d’un moteur hors-bord, l’initiative à la conduite d’un canot, l’apprentissage des notions élémentaires de la pêche à la mouche, la découverte des techniques de pêche au lancer léger, la pratique de la pêche en lac ainsi qu’un atelier sur la préparation culinaire du poisson. Encore, wow! Imaginez-vous au cœur de la nature, en Haute-Mauricie, à la réputée Seigneurie du Triton, à vivre une expérience hors du commun tout en vous évadant de la vie urbaine stressante. Imaginez-vous en train de manier une arme, de tenir une canne à pêche, de cuisiner le poisson que vous même avez pêché. Quel sentiment d’accomplissement, quelle fierté!


En ce qui me concerne, lire l’expression « pêche à la mouche » a suscité en moi un sentiment assez intense me donnant follement envie d’en apprendre davantage sur cette activité qui, chaque année, attire de nouveaux adeptes de tous âges. Tout d’abord, contrairement à ce que je croyais, car l’éducation de ce « sport », hélas ne s’apprend pas à l’école, les mouches pour la pêche ne se limitent pas à la reproduction de petits insectes volants. Le terme « mouche » représente tout leurre constitué de poils, de plumes ou autre matériel naturel ou synthétique attaché à un hameçon. Si la mouche constitue l’accessoire principal pour appâter la proie, vous avez également besoin d’une canne, communément appelée « fouet », un moulinet qui possède une fonction de réserve de fil et une soie qui est l’élément propulseur du leurre. Il existe différents types de cannes et de moulinets. Quant aux choix de la soie, il faut s’intéresser à trois paramètres; le poids, le profil et la densité. L’équipement en entier doit être choisi en fonction de votre type de pêche et des espèces de poissons que vous voulez taquiner. Après vous être outillés adéquatement, il ne vous reste plus qu’à maîtriser le « fameux » lancer. J’utilise le terme « fameux », car son exécution constitue un paramètre fondamental à la réussite du lancer. Je viens de faire un bref résumé de cette activité, à laquelle j’aimerais grandement m’adonner en raison de son coefficient de difficulté élevé. En ce qui a trait à l’ABC de la technique, je laisserai le soin à un expert de vous l’expliquer. Je ne peux quand même pas tout faire pour vous.
Finalement, la chasse et la pêche ne peuvent rendre personne indifférent et s’adressent AUTANT aux hommes qu’aux femmes. Les deux sexes peuvent trouver en ces activités de plein-air une manière d’atteindre un sentiment de bien-être. Que ce soit pour l’environnement naturel, la passion des espèces animales ou aquatiques, la technique du sport, le challenge ou la complicité avec le milieu, vous serez en mesure de vivre une expérience unique, de vivre « votre » expérience. Alors c’est décidé, je m’organise un week-end, direction Haute-Mauricie, afin de profiter pleinement de l’air pur et d’apprendre la pêche à la mouche sans les conseils de ma mère. Des volontaires? :)


Pour les femmes qui désirent en savoir davantage sur le programme « fauniquement femme », voici l’adresse : http://www.fedecp.qc.ca/evenement_viaRail.html

Pour vous messieurs, car je n’oserai jamais vous mettre à l’écart, voici un site intéressant avec des forfaits de pêche, de chasse et même des forfaits combinés: http://www.norpaq.com/fr/fishing.html

2 commentaires:

  1. Excellent billet ma cousine!
    Lorsque j'ai vu que ton blog parlait de pêche, juste en voyant le titre j'ai pensé à ma 1e expérience de pêche... qui est donc exactement la même que toi... la même journée au même endroit! (tout cela pour dire à tous tes lecteurs que je suis l'une des "cousines" dont tu parles dans ton récit!)
    J'ai pêché la 1e fois "pour vrai" il y a 2 ans en Haute-Mauricie et mes 4 premières truites à vie m'ont rendu folle comme un balai! Jamais je ne croyais aimer cela. Puis l'été dernier, mon amie Patricia m'a initiée à la pêche à la mouche. Wow! Quel art de voir la soie virevolter dans le ciel, dans un mouvement de bras si élégant (pas le mien, celui de Patricia!) qu'on aurait dit une chorégraphie tout en douceur.

    Excellente idée pour la pêche en Haute-Mauricie... je suis peut-être partante!
    En passant, pour vous mesdames (et aussi messieurs!), sachez que la pêche peut vraiment être un sport pour les femmes élégantes. Je vous invite à écouter l'émission Chasse et pêche Max, dans laquelle vous aurez le bonheur de voir l'animatrice Isabelle Tremblay, une femme incroyablement belle qui connait l'art de la pêche comme aucune autre femme! Si vous vous attendez à une "tomboy", alors vous serez déçue!
    Elle est plutôt une pretty tomboy comme toi Marie-Noel! En plus d'être animatrice le week-end, elle est également directrice d'une équipe de conseillers et planificateurs financiers (bref ma collègue de travail). La preuve que la pêche peut être très chic et que même sans talons hauts, une femme peut être... une femme!
    Bonne pêche à tous!
    Annie :-)

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  2. Un magasin qui s'y connait en pêche à la mouche: un arrêt s'impose en Mauricie, avant d'atteindre la Haute-Mauricie: http://www.amimoucheur.qc.ca/menu.asp?Langue=1

    L'ami du moucheur est réputé dans le domaine depuis 25 ans!

    Annie :-)

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