samedi 13 mars 2010

Ode à elles...

En début de semaine, nous avons célébré la journée internationale de la femme. Le 28 février dernier, en apprenant que 56% des médailles gagnées aux Jeux de Vancouver avaient été remportées par des athlètes féminines, nous avons manifesté notre fierté. Et aujourd’hui, je continue de festoyer en honorant les « superwomen » qui ont influencé et marqué à leur manière, l’univers sportif. Autrement dit, faites entrez le chœur, sortez trompettes et tambours, le moment est venu de faire une ode triomphale destinée à mes athlètes préférées.


Tout d’abord, petit récapitulatif. Le parcours des femmes dans le sport ne s’est pas franchi en claquant des doigts, mais par chance, le sentier tapissé d’orties pour arriver à la ligne d’arrivée, s’est finalement transformé en un magnifique champ de roses. La relation des femmes avec le sport commence durant la Grèce Antique. À cette période, prendre part aux épreuves olympiques ou simplement assister aux compétitions, leur est interdit. Tout au long du 18ème et 19ème siècles, les femmes bourgeoises commencent à pratiquer l’activité physique dans les ligues, les clubs, au grand désarroi des médecins. Et pourquoi ce sentiment d’inquiétude ressenti par ces professionnels de la santé? Ceux-ci craignent des risques pour le système reproducteur et entre autre, que le corps des femmes devienne trop musclé causant ainsi une baisse de désir et d’excitation de leur mari. Hum..."no comment". C’est en 1896, durant les Jeux olympiques modernes fondés par Pierre de Coubertin, que les femmes peuvent enfin applaudir les performances masculines. En voilà une chance! Cette chance se poursuit jusqu’en 1900 donnant enfin le droit aux femmes de participer à cet événement grandiose. Mais est-ce un cadeau empoisonné? Si les femmes sont enfin reconnues comme athlètes, on leur défend, jusqu’en 1928, les épreuves d’athlétisme jugées trop épuisantes pour ces êtres fragiles. Cependant, ces combattantes ne disent pas leur dernier mot. Si en 1928, 227 athlètes féminines sont présentes, en 1960, on en retrouve 611 et en 1980, 1115. Le nombre de participantes a définitivement augmenté tout au long des années. D’ailleurs, dernièrement aux Jeux de Beijing de 2008, environ 4700 femmes y ont participé, représentant 42%. Un record atteint et vraisemblablement un grand pas pour la femme!


J’arrive enfin à l’étape tant attendue du dévoilement de mes coups de cœur. Quelle femme n’a jamais rêvé profondément d’être une gymnaste, de démontrer agilité et puissance, d’exécuter des passages rythmés et gracieux sur un accompagnement musical ou de lâcher la barre avec un salto arrière tendu? En ce qui me concerne, je peux vous dire que mon absence de coordination, de souplesse, de finesse, d’adresse, de légèreté, bref nommez-les, me donne envie de me retrouver aux barres asymétriques, dans un justaucorps en velours orné de paillettes dorées et d’être acclamée par la foule qui ne cesse de crier mon nom tout en pleurant de joie. Scénario un peu trop utopique, mais pour la véritable gymnaste Nadia Comaneci, surnommée la « fée de Montréal », c’est une performance réelle et unique qu’elle a livrée aux Jeux de 1976. Grâce à son enchaînement aux barres asymétriques, elle obtient la note maximale de 10 et devient la première gymnaste à réaliser cet exploit aux JO. Merci youtube de me permettre de revivre à chaque jour ce moment si célèbre.


Si la gymnastique a fait partie de sa vie pendant cinq ans, c’est le plongeon qui lui a permis de réaliser son rêve olympique au tremplin de trois mètres. Québécoise et gagnante de la première médaille canadienne de l’histoire des Championnats mondiaux aquatiques de Rome en 1994, vous l’avez probablement deviné, je parle d’Annie Pelletier. Symbole de détermination et de ténacité, elle a réussi à effectuer une remontée historique en passant de 17ème lors des préliminaires, de 12ème lors des demi-finales pour finalement accéder à la troisième marche du podium avec son dernier plongeon aux Jeux d’Atlanta en 1996. Maintenant analyste d’épreuves en plongeon, elle représente pour moi une source de motivation, un modèle. Un jour, je me retrouverai peut-être, moi aussi, devant un micro aux côtés d’Yvan Ponton ou d’Hélène Pelletier, à commenter le style de jeu de Nadal et d’Henin. D’ailleurs, un signe évident m’est envoyé par une force du ciel : Annie Pelletier est née la même journée que moi, soit le 22 décembre. Je ne pourrai donc pas échapper à mon destin… :)


Finalement, porteuse de la flamme olympique à la cérémonie d’ouverture des Jeux de Vancouver 2010, Catriona Le May Doan est quant à moi une athlète importante dans le domaine du sport. Non seulement la reine de la glace a gagné la médaille d’or aux Jeux de Nagano de1998 dans l’épreuve du 500 mètres en patinage de vitesse courte piste, mais elle a également fait un doublé 4 années plus tard à Salt Lake city. Je lui lève mon chapeau, car le patinage de vitesse me semble être un sport si intense et exigeant physiquement. Bravo à cette athlète qui a reçu l’Ordre du Canada, la plus haute distinction civile remise au Canada.


Je viens de peindre un portrait de 3 athlètes féminines, de trois héroïnes du sport qui me donnent envie de clamer haut et fort que je suis fière d’être une femme. J’aurais pu continuer à vous énumérer une liste interminable de symboles de force et de fierté, mais je m’abstiendrai. Je crois sincèrement que, peu importe la performance qu’une athlète a pu réaliser au cours de sa carrière, celle-ci a réussi à essarter les broussailles sur le chemin qui mène à la réussite. Les traces ineffaçables et les marques qui seront laissées nous permettront de nous reconnaître et d’évoluer en tant que femme pour un meilleur futur. Sur cette mélodie lyrique, je remercie athlètes du passé, du présent et de l'avenir...

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