Mon plaisir matinal consiste à m’asseoir confortablement dans mon sofa, café au lait à la main, avec du lait écrémé naturellement, et à feuilleter un média écrit, dont je m’abstiendrai de citer le nom. D’ailleurs, afin d’atteindre le paroxysme de mon bonheur, je commence toujours ma lecture par la section des sports dans le but de jouir des nouvelles qui traitent ce domaine. Ce matin, mon regard s’est arrêté sur une photo particulièrement émouvante: celle d’un athlète, trophée dans les bras, sourire aux lèvres, dégageant un sentiment de fierté et de sérénité. Immédiatement je me suis transportée 24 heures plus tôt comme témoin d’un exploit grandiose. Pendant 2 heures et 41 minutes, assise devant ma télévision, les mains moites et envahie par une sensation qui se rapproche d’un amalgame d’excitation et d’angoisse, j’ai contemplé Roger Federer, l’athlète, le mari, le père, mais surtout le prodige, remporter son 16ème titre du Grand Chelem aux Internationaux de tennis d’Australie. En fermant mon téléviseur, je me suis mise à réfléchir à ce sport. L’homme en moi, la bête virile, adore le tennis, prend plaisir à regarder un match et apprécie le « feeling » de se retrouver sur un terrain face à l’adversaire. Mais pour certains, le tennis est d’un ennui mortel. Combien de fois ai-je entendu dire : « c’est tellement emmerdant deux personnes qui frappent une balle au-dessus d’un filet. » Je dois vous avouer que ce genre de commentaire me donne des palpitations très intenses. Dans le cas où une situation de la sorte se produit, je respire, je sors la femme en moi et je pense à la prochaine paire d’escarpins que je me procurerai. Réconfort garanti.
En ce qui concerne le tennis, je suis d’avis avec vous que le but premier du jeu est de frapper la balle de telle sorte que l’adversaire ne puisse la remettre dans les limites du terrain. Mais au-delà de ce règlement, le tennis est un exercice de stratégie. Les deux rivaux doivent s’analyser mutuellement, prendre conscience des forces et des faiblesses de chacun puis anticiper les coups. En réalité, c’est identique au hockey. Qu’on pratique avec une balle ou une rondelle, il faut tenter de déjouer son ennemi pour remporter la victoire. Et si vous n’êtes pas convaincus, transposez ma théorie dans votre vie quotidienne. Par exemple, pour vous messieurs, lorsque votre blonde chérie s’approche de vous avec une démarche à la Hitler, un regard exorbité et qu’elle vous dit avec un ton nullement sensuel : « faut qu’on se parle », illico vous comprenez que vous devez établir votre tactique afin de rivaliser avec son style de jeu.
Je vous lance un défi la prochaine fois que vous regarderez un match de tennis. Prenez la peine d’observer la manière qu’un joueur exécute ses mouvements, sa position, son jeu de jambes. Essayez de deviner dans quelle zone du terrain atterrira sa balle lorsqu’il frappera, qu’il servira. Soyez à l’affût de tout ce qui se passe sur le terrain. Monte-t-il au filet? Reste-t-il en fond de terrain? Amusez-vous à observer les tics des différents joueurs. Par exemple, Andy Roddick remonte toujours sa manche de chandail, Rafael Nadal tire constamment sur son short et Novak Djokovic fait rebondir sa balle à maintes reprises avant de servir. À défaut d’analyser la stratégie, rincez-vous l’œil en regardant des athlètes au corps sculpté ruisselant de sueur.
Et pour vous motiver, joueurs vierges, à pratiquer ce sport, car nous, joueurs expérimentés, possédons la clé du succès, le tennis c’est comme faire l’amour : « Plus on pratique, meilleur et endurant on devient et plus on se renouvelle dans ses stratégies. » Bonne game! :)
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